Sous la neige d’Annecy, les chenilles processionnaires se réveillent… Et si votre pin en était infesté ?
Alors que les toits d’Annecy brillent sous la neige et que les sentiers de Metz-Tessy, Seynod ou Cran-Gevrier invitent à la promenade, une menace invisible grandit dans les pins de nos jardins et sur les pentes du Semnoz. Les chenilles processionnaires du pin sont déjà actives dans leurs nids hivernaux, bien avant leur descente vers le sol au printemps.
Vidéo : Observatoire des espèces à enjeux santé humaine – FREDON France
Qui sont les chenilles processionnaires ?
Il s’agit de larves de papillons indigènes en France, dont la prolifération est amplifiée par le changement climatique. En Haute-Savoie, seule la Processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) pose aujourd’hui un problème avéré.
La Processionnaire du pin
(Thaumetopoea pityocampa) : niche dans des cocons soyeux blancs situés au bout des branches de pins ou de cèdres. C’est l’espèce présente et problématique en Haute-Savoie. Son expansion vers les zones urbaines et périurbaines s’accélère sous l’effet du réchauffement climatique.La Processionnaire du chêne
(Thaumetopoea processionea) : forme un cocon brun collé au tronc ou à une branche maîtresse de chêne. Bien qu’implantée ailleurs en France (Île-de-France, Bourgogne…), elle n’est pas observée de manière significative en Haute-Savoie à ce jour.Dès leur troisième stade larvaire, ces chenilles portent des poils microscopiques urticants (la thaumétopoïne), invisibles à l’œil nu mais persistants plusieurs mois dans l’environnement, même après la disparition des insectes.
Quels sont les risques pour vous et vos proches ?
Même sans contact direct, l’exposition aux poils urticants peut provoquer :
- Des rougeurs et démangeaisons intenses (durant 10 à 18 jours),
- Des conjonctivites voire des lésions cornéennes,
- Des irritations respiratoires (toux, œdème du larynx),
- Chez les chiens : une nécrose linguale rapide, souvent nécessitant une intervention vétérinaire d’urgence.
Entre 2012 et 2019, plus de 1 270 cas ont été signalés aux Centres antipoison (source : ANSES). Ce chiffre ne reflète qu’une partie de la réalité, car de nombreux cas légers ne sont pas déclarés.
Où les repérer près de chez vous ?
En Haute-Savoie, la Processionnaire du pin colonise principalement :
- Les pins ornementaux des jardins d’Annecy-le-Vieux, Épagny, Pringy ou Metz-Tessy,
- Les cèdres d’alignement dans les lotissements de Seynod ou Cran-Gevrier,
- Les peuplements forestiers mixtes en bordure urbaine, notamment sur les contreforts du Semnoz.
Un seul nid peut abriter jusqu’à 1 000 chenilles (source : ANSES).
Comment se protéger efficacement ?
Voici les bons gestes recommandés par l’ARS et l’ANSES :
- Évitez les zones infestées, surtout avec des enfants ou des animaux,
- Ne touchez jamais les nids, les chenilles ou les arbres porteurs,
- Portez des vêtements longs lors de promenades en forêt ou près de pins entre novembre et mai (période d’activité de la processionnaire du pin),
- Ne faites pas sécher le linge dehors à proximité d’un arbre suspect,
- Lavez soigneusement fruits et légumes du jardin.
Que faire en cas d’exposition ?
En cas de symptômes graves (difficulté à respirer, gonflement du visage) : appelez le 15 ou le 112 immédiatement.
En cas de démangeaisons, rougeurs ou irritation oculaire : contactez un centre antipoison (04 72 11 69 11) ou consultez un médecin.
Si votre animal est touché : consultez un vétérinaire sans attendre.
En cas de suspicion d’exposition : prenez une douche, lavez-vous les cheveux, changez de vêtements (lavage à 60°C).
Faut-il toujours agir ?
Non. Dans les forêts peu fréquentées, ces insectes font partie de l’écosystème et ne nécessitent pas d’intervention. En revanche, dans les zones à haut risque (jardins privés, écoles, parcs, crèches, terrains de camping…), une gestion est obligatoire depuis le décret du 25 avril 2022.
Pourquoi confier l’intervention à un professionnel comme KDET ?
Retirer un nid soi-même est dangereux sans connaissances spécifiques ni équipement adapté.
Basées à Annecy, Metz-Tessy et Seynod, nos équipes interviennent sur l’ensemble du département de la Haute-Savoie.
Depuis de nombreuses années, nous menons une lutte active contre les chenilles processionnaires afin de limiter leur propagation et les risques pour la santé humaine et animale.
Un pin ou un cèdre dans votre jardin ?
Ne tardez pas. Février est le moment idéal pour agir — avant que les chenilles ne descendent en procession.Contactez KDET dès aujourd’hui pour un diagnostic gratuit et sans engagement.Crédits : vidéo issue de l’Observatoire des espèces à enjeux santé humaine – FREDON France. Source : chenille-risque.info















